Histoire de l'Hôtel-Dieu

A l’origine lieu de charité destiné à accueillir les plus pauvres pour leur offrir le gîte, le couvert et les soins, l’Hôtel-Dieu de Tournus, est un témoin exceptionnel de l’histoire hospitalière en France.

Construit dès 1661 au centre de la ville, l’établissement ne comprend alors qu’une vaste salle meublée de dix-huit lits. Géré par un conseil d’administration civil et religieux, le service hospitalier est assuré par les sœurs de Sainte-Marthe dont l’ordre a été créé au XVe par Nicolas Rolin, fondateur des Hospices de Beaune.

Pour faire face à l’afflux croissant de miséreux, et conformément à la volonté du pouvoir royal de voir les mendiants et les vagabonds enfermés dans un souci d’ordre public, l’Hôtel-Dieu est agrandi au cours du XVIIIe siècle.

On bâtit une deuxième grande salle commune, identique à la première, afin de séparer les hommes des femmes. Une troisième salle de malades, baptisée salle des soldats, est construite pendant la période révolutionnaire. D’agrandissements successifs en modernisations, l’Hôtel-Dieu de Tournus a ainsi fonctionné jusqu’en 1982. 

Rare Hôtel-Dieu à n’avoir pas été démembré, ce monument tournusien conserve encore aujourd’hui l’ensemble de ses anciens volumes ainsi que son mobilier d’origine. 

De même l’apothicairerie, installée à l’angle de la salle des Femmes à la fin du XVIIe siècle est restée en place. Avec son plafond peint et son mobilier à colonnades torsadées, elle reste une des plus belles apothicaireries hospitalières conservées in situ en France.