Parcours de visite

Classé Monument historique depuis 1964 (l’apothicairerie a été classée depuis 1903), l’Hôtel-Dieu de Tournus se démarque à plus d’un titre de son illustre voisin de Beaune.
Construit au XVIIe siècle et agrandi au siècle suivant, il adopte un plan en croix typique des hôpitaux de l’époque, rappelant le caractère religieux de ces établissements. 

L’édifice s’impose par ses impressionnants volumes d’où émerge un campanile élancé. La sobriété des lignes extérieures, l’absence de tout décor sculpté à l’exception des pots à feu cantonnant la grille d’honneur en fer forgé, et des armoiries surmontant le portail de la chapelle, ne laisse aucunement présager de la richesse des espaces intérieurs.

chapelle axiale

La chapelle axiale
(1712), par laquelle le visiteur pénètre, est simplement meublée d’un autel et d’une chaire.
D’emblée, le regard est happé par l’ampleur des salles et par les vastes plafonds de bois mouluré.
A la longueur des anciennes salles de malades répond l’enfilade des lits en chêne clos alignés bout à bout le long des murs.                                                   

 

La salle des hommes (vers 1715) est entièrement meublée de façon à restituer l’atmosphère d’un Hôtel-Dieu du XVIIIe siècle : lits, chevets, tabourets, poêle central, ustensiles divers, etc. 

La salle des femmes (1674) présente quant à elle un parti pris plus didactique. Des étains domestiques et médicaux sont exposés dans des vitrines en bois évoquant des tables. Leurs lignes sobres et horizontales se fondent dans la salle. 

Salle des Hommes Salle des Femmes


La salle des soldats
et sa chapelle (1792) forment la troisième branche du plan en croix de l’Hôtel-Dieu. Meublées et décorées au XIXe siècle elles reprennent les lignes et les motifs décoratifs des deux premières salles. Dans La salle des soldats une vitrine table présente les évolutions médicales du XIXe siècle.
La chapelle du XIXe siècle, aux peintures murales restaurées, abrite un autel du XVIIIe avec son mobilier liturgique. 
Depuis cette salle on accède au jardin de simples (plantes médicinales) de l’Hôtel-Dieu.

salle soldat1

A une extrémité du bâtiment s’ouvre l’apothicairerie (vers 1685), saint des saints de l’hôtel-Dieu, lieu retiré et presque caché, dont le magnifique décor ne cesse d’étonner.
Son traitement muséographique permet de garantir la sécurité des objets présentés sans trahir l’atmosphère particulière du lieu.

Pots de l'apothicairerie  


En vis à vis, la salle des étains accueille un impressionnant vaisselier du XVIIe siècle aux dimensions impressionnantes (plus de 5 m de long), sur lequel sont disposés plusieurs centaines de plats, d’assiettes, de pichets et autres ustensiles en étain dont les plus anciens sont contemporains du vaisselier. 

salle des étains1 salle des étains détails

 

L’hôtel-Dieu propose aussi un jardin de simples où poussent des carrés de plantes médicinales locales dont l’usage pour les soins à l’hôtel-dieu est attesté.

jardin des simples